• El Gouna Festival Film : interview

    Quand il était au Festival de El Gouna, Patrick et Jean-Jacques Annaud ont donné une interview pour promouvoir La Vérité sur l’affaire Harry Quebert.

    Patrick est très content d’être en Egypte pour participer au festival du Film d’El Gouna. Il aime l’architecture de la ville et ce qui s’y passe. On ressent l’’histoire mais c’est aussi très contemporain. Il y a un riche passé en Egypte et on le voit où qu’on regarde. Concernant le cinéma, c’est un passé très riche aussi. Patrick apprécie particulièrement le fait qu’ils restaurent les vieux films. Il est très content de participer au festival qui est tout récent (2 ans) mais dans lequel on sent le poids du passé cinématographique de l’Egypte.

    Jean-Jacques Annaud est heureux qu’il y ait un festival du film en Moyen Orient, parce que cela va créer un lien avec le reste du monde. Les films faits en Moyen Orient ne sont pas souvent distribués en Europe et encore moins aux Etats-Unis.

    Patrick parle ensuite de son personnage dans La Vérité sur l’affaire Harry Quebert. Quand l’histoire commence, Harry Quebert est un écrivain très célèbre dans le monde de la littérature aux Etats-Unis. C’est un solitaire qui est professeur de littérature. L’intrigue se déroule depuis les années ’70 jusqu’en 2008. Patrick n’avait jamais joué un rôle qui exige autant d’heures de maquillage, ce qui a été assez difficile à vivre dans le sens où il devait rester tranquille pendant cinq à six heures. Cependant, cela lui a permis de s’oublier au profit du personnage qui est très différent des personnages qu’il a joués avant. De plus, travailler avec Jean-Jacques Annaud est un rêve qui est devenu réalité. Rien que l’écouter parler est un enseignement.

    Annaud explique qu’il a tourné la série comme si c’était un film de 10 heures. Pour capturer l’intensité des personnages, il a utilisé la technique qu’il utilisait des années auparavant quand il tournait des publicités, à savoir filmer rapidement, dans l’urgence, et en resserrant les plans sur le visage des acteurs. Heureusement, Patrick est un acteur instinctif qui n’a pas besoin de longues explications pour savoir comment jouer les scènes. Il y avait des répétitions et après ça, très souvent, la première prise était la bonne. Patrick déclare qu’il a adoré tourner de cette façon. Annaud ajoute que cela faisait longtemps qu’il cherchait un projet pour la télévision parce qu’actuellement, la télévision offre plus de liberté que le cinéma. Au cinéma, il n’y a plus que des films d’auteurs ou des films à grand spectacle avec des explosions et des accidents de voiture, et il n’y a plus grand-chose entre les deux. Pour lui, le cinéma sert aussi à établir des ponts entre les peuples et à permettre aux gens issus de pays différents à mieux se comprendre. C’est très important pour le public américain ou français d’en savoir plus sur la vie au Moyen-Orient afin de réaliser que nous sommes tous des êtres humains avec les mêmes sentiments et les mêmes besoins. Le cinéma est un formidable moyen pour accepter les autres.

    Patrick déclare qu’il aimerait collaborer avec des cinéastes du Moyen-Orient et de pouvoir apporter sa visibilité pour raconter des histoires. Pour lui, le meilleur moyen de connaitre les pays et les gens, c’est voyager afin de s’imprégner de la culture du pays. Dans le monde actuel, il faut s’ouvrir plus aux gens et avoir plus de compassion, d’empathie et de compréhension. C’est le genre d’histoire qui pourrait être racontée dans un film. Avec la technologie qu’on a aujourd’hui, n’importe qui peut faire des films. Patrick encourage tous ceux qui veulent raconter des histoires ou qui ont des opinions arrêtées de faire des films pour les distribuer, et si l’histoire est assez puissante elle sera vue par les gens et ça peut tout changer.


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