• Maine Voices Live : la vidéo

    Durant cette conversation, Patrick a évoqué son travail caritatif, sa carrière d'acteur, le surnom qui lui colle à la peau, ses futurs projets et son rôle de père.

    Quand l’intervieweuse signale qu’elle va mettre ses lunettes parce qu’elle n’est plus toute jeune, Patrick mentionne qu’il préfère dire qu’ils sont dans l’après-midi de leur vie. Elle trouve ça adorable. Patrick signale que c’est une citation de Nietzche.

    1e question : avec quelle voiture est-il venu ? Une Porsche Cayenne GTS. Il a également une Porsche 911 de 1972 de couleur orange mais c’est sa femme qui l’utilise ce jour-là. Récemment, il a été arrêté pour excès de vitesse, à proximité d’une école. Il reconnait qu’il aurait dû être plus prudent. En revanche, il prétend ne plus se souvenir de ce qui s’est passé avec les policiers (comprenez que ces derniers ne lui ont pas donné d’amende). L’intervieweuse fait part de sa propre expérience qui lui a récemment couté 200$.

    Concernant l’enfance de Patrick : certains disent qu’il est de Lewiston, d’autres pensent qu’il vient de Turner ou de Buckfield. Qu’en est-il réellement ? Il a grandi à Turner jusqu’au collège. Ensuite, sa famille a déménagé à Buckfield. Il y est resté jusqu’en seconde avant de continuer sa scolarité à St Dominic à Lewiston. (Une spectatrice pousse un cri, elle a été à l’école avec Patrick). Ce dernier avoue qu’il a souvent été convoqué dans le bureau du principal. "J’étais incompris" prétend-t-il, et surtout par sa mère qui était la secrétaire du principal. Il espérait toujours arriver dans le bureau du principal avant de voir sa mère, parce qu’il savait que la punition serait moins sévère.

    The Art of Racing in the Rain : le tournage s’est terminé il y a 2 semaines. Il y a encore une scène à tourner, et ça se fera en Italie. Le film est adapté d’un livre qui raconte, à travers les yeux d’un chien, le parcours d’un pilote de course. Après avoir été en développement pendant 10 ans, le projet s’est enfin réalisé avec Milo Ventimiglia dans le rôle principal. Le film promet d’être très émouvant et les gens risquent de beaucoup pleurer. Au début, il était prévu que Patrick joue le personnage principal mais, compte tenu du temps mis à développer le projet, il est devenu trop vieux pour le rôle. Il prend les choses avec philosophie d’autant plus qu’il a beaucoup apprécié de pouvoir produire le film. Il a fait en sorte que l’aspect course automobile soit le plus authentique possible, même si ces scènes ne représentant qu’une petite partie du film.

    La création du Dempsey Center : Patrick se souvient avoir rendu visite à sa mère en 1997, pour lui présenter Jillian, et sa mère ne se sentait pas bien, ce qui était bizarre parce qu’elle était toujours en pleine forme et très active. Quand il est rentré chez lui, Patrick a reçu un appel de sa sœur Mary lui apprenant que leur mère avait un cancer des ovaires et qu’elle devait se faire opérer de toute urgence. En 2005, le cancer était revenu pour la troisième fois, et c’était aussi l’époque où Grey’s Anatomy était en train de décoller et tout le monde demandait à Patrick de quelle œuvre caritative il s’occupait, ce qu’on ne lui avait jamais demandé avant. Il était alors le porte-parole du Tour de Californie organisé par la firme pharmaceutique Amgen, qui venait de lancer la campagne Breakaway from Cancer. Patrick a pu grâce à cela visiter plusieurs centres de bien-être et il a réalisé que ça n’existait pas dans la région de Lewiston. C’est ce qui lui a donné l’idée de créer le Dempsey Center. Il voulait rendre à sa ville natale ce qu’elle lui avait donné. Il insiste sur le fait que sa mère ne lui a rien demandé. Elle était le genre de personne solitaire qui ne demande jamais d’aide. Au début, elle était même un peu réticente parce qu’elle ne voulait pas devenir une personne publique. Elle était très timide, elle aimait être dans la nature et s’occuper de son jardin. Jusqu’à la toute fin, elle n’a pas aimé être mise sur le devant de la scène mais elle surmontait ses appréhensions pour participer au Dempsey Challenge. Patrick pense qu’elle a été très surprise par l’impact qu’elle a eu sur la communauté. Il rend aussi hommage à sa sœur Mary qui a beaucoup contribué au succès du centre qui fête son 10e anniversaire cette année. C’est grâce au soutien du public que le centre peut offrir des services entièrement gratuits. Il y a d’autres évènements que le Dempsey Challenge qui permettent de récolter des fonds, comme la concentration de Porsche ay Bug Light Park, le week-end dernier, qui a permis de récolter 20.000$ (un particulier leur a remis un chèque de 10.000$ à la fin de la journée).

    Le 1er juillet, le Dempsey Center a fusionné avec le Cancer Community Center. Patrick est persuadé que les petites associations à but non lucratif doivent travailler ensemble pour pouvoir faire plus de choses. En s’associant avec le Cancer Community Center, qui existe depuis 20 ans, Patrick veut toucher plus de personnes et mieux compléter le travail fait par les médecins. Il s’agit aussi de contacter le personnel soignant pour leur expliquer ce que le centre peut leur apporter dans leur travail.

    Les services offerts par le centre ont pour but d’aider les patients et de leur apporter ce dont ils ont besoin pour avoir le sentiment qu’ils ont tout de même, d’une certaine façon, le contrôle sur une maladie qu’ils ne contrôlent pas en réalité. Par exemple, Amanda Dempsey se sentait bien quand elle avait des projets. C’est la raison pour laquelle, au début de sa maladie, Patrick lui avait acheté une vieille fermette qu’elle a retapée. Certains jours et certainement quand elle subissait la chimio, elle avait besoin d’une bonne raison pour se lever et cette maison lui permettait de ne plus penser à sa maladie. Par après, Patrick a acheté une maison à côté de cette ferme, qu’il a retapée avant de la revendre. Il accorde beaucoup d’importance au fait de restaurer d’anciens bâtiments, surtout dans le Maine, où il y a beaucoup d’anciennes usines abandonnées. C’est d’ailleurs dans une ancienne usine que le Dempsey Center a été créé. Il y a dans ce bâtiment une âme que les gens ressentent dès leur entrée. C’est ce sentiment que Patrick veut reproduire à l’avenir dans les autres centres qui seront créés.

    Patrick tient à participer au Dempsey Challenge et il adore ça. Ces dernières années, ses enfants l’accompagnent et ils font la promenade à vélo. Le but de cette année est de faire la promenade de 50 miles. Ce que Patrick aime par-dessus tout, c’est la rencontre avec les gens et les conversations qu’il a avec eux.

    Venant du Maine, comment arrive-t-il à vivre à Hollywood et à avoir une famille nomale, en étant une star ?
    Patrick jouait une pièce de théâtre à Monmouth et il a décroché un rôle dans la pièce Torch Song Trilogy, qui se jouait à San Francisco. C’est de là qu’il est arrivé à Los Angeles pour la première fois. C’était évidemment très différent du Maine. L.A. est une énorme ville qui n’a pas réellement de centre mais c’est plutôt une succession de quartiers et de petits centres commerciaux, et tout est sec partout. Mais il était néanmoins très excité parce qu’il voyait passer toutes les voitures qu’il n’avait vues jusqu’alors que dans les magazines et il n’arrivait pas à croire que des gens puissent s’offrir de telles choses. Le problème de Los Angeles, c’est qu’on passe sa vie dans sa voiture à cause du trafic. C’est ce qui lui a fait très vite regretter la qualité de vie qu’on a dans le Maine. Il y a aussi le fait que toutes les valeurs reposent sur les apparences et ce n’est jamais gratifiant. Beaucoup de gens à Los Angeles cherchent à être approuvé et ce n’est pas ce que le milieu du cinéma leur apporte. C’est un milieu difficile et c’est compliqué d’élever une famille là-bas, sans parler du travail qu’il faut fournir pour rester au sommet. Il vit principalement à Los Angeles parce que c’est là que ses enfants vont à l’école. Talula aura terminé le lycée dans deux ans. Il la trouve épatante. Elle vient de rentrer d’un séjour à Barcelone, où elle a suivi un programme d’été. Patrick estime que voyager est la meilleure façon de connaitre les autres cultures et modes de vie. Quant aux jumeaux, qui ont 11 ans, ils étaient jusqu’à présent dans une école publique mais c’est un système qui ne leur convient pas. Ils vont donc aller dans une école où ils passeront 3 jours en classe et les deux autres jours, ils seront à l’extérieur où ils appliqueront ce qu’ils ont appris. Patrick aurait aimé être dans une école de ce style où on est en contact avec la nature et où les professeurs sont ouverts et soucieux des individualités.

    Il est évident que partout où Patrick va, les gens veulent lui parler ou faire des selfies avec lui. Comment réagissent ses enfants face à cela ? Comment gèrent-ils sa célébrité ?
    Chacun à sa manière. Sullivan, qui est le showman de la famille, adore ça. Il est le premier à sauter sur l’appareil photo pour faire les photos. Au contraire, Darby est timide et il n’aime pas attirer l’attention. C’est évidemment délicat parce que Patrick est un personnage public, et sa famille aussi d’une certaine façon, mais ses enfants ont appris à vivre avec. Ils savent ce que le statut de leur père leur a apporté et qu’ils doivent respecter cela. Patrick ajoute que quand il veut être tranquille et faire des choses en privé, il reste chez lui, et que quand il sort, il sait que les gens vont venir vers lui et donc, il joue le jeu.

    L’intervieweuse explique qu’avant la conversation, Patrick a disparu pendant un moment. Elle a appris qu’il lui avait téléphoné à une jeune fille de 18 ans, qui a un cancer, pour l’inviter à venir au Dempsey Center, parce qu’il y a un programme destiné spécialement aux enfants et aux jeunes. Il y a aussi le Programme des Amis qui met en contact un malade avec une personne qui a vaincu la maladie et l’on constate à chaque fois qu’il y a un lien profond qui se crée.

    Est-ce que le fait d’avoir joué un médecin à la télévision a joué un rôle ?
    Pour lui, cette série a été une vraie bénédiction dans le sens où les gens ont fait une projection sur son personnage de médecin. Il y a aussi le fait que la puissance de la télévision lui a permis d’être connu dans le monde entier. La série va entrer dans sa 15e saison, ce qu’il trouve remarquable. Il est très reconnaissant pour tout ce qu’elle lui a donné et pour lui, la meilleure chose, c’est le Dempsey Center. C’est un effet positif de la célébrité. Si on utilise celle-ci uniquement à des fins personnelles, ça n’a pas de sens.

    En 2010, il a dit : "J’ai cessé de considérer la comédie comme quelque chose de très précieux. Je viens sur le plateau et je fais mon travail mais je crois qu’il est important d’avoir des choses qui vous permettent de prendre du recul." Depuis il a quitté la série. Est-ce qu’il y a eu un moment où il s’est demandé ce qu’il allait faire après Grey’s ?
    C’est difficile à cause de l’ego. C’est son image publique. Il a été dans la série pendant 10 ans, c’est ce qui l’a rendu célèbre, et il y avait les courses automobiles aussi. Tout ça a projeté son personnage dans le monde et c’est devenu son identité. Ce n’est pas facile de dire non à ça ou de prendre la décision d’y mettre fin pour prendre une autre direction. Le changement est important, c’est ce qui permet d’évoluer. Mais il savait qu’il devait s’y préparer et prendre du temps pour réfléchir à ce qui viendrait après et trouver quelque chose à faire sur laquelle ne reposerait pas toute son identité.

    Est-ce que ça l’intéresse encore de jouer la comédie et qu’en est-il des rumeurs sur sa participation à Disenchanted (Enchanted 2) ?
    Le projet est en cours de développement et ça a pris du temps. Le premier film était génial et Amy Adams y était fantastique. Il croit savoir qu’il y a maintenant un scénario qui satisfait pleinement Amy. Il a entendu dire que le tournage commencerait durant le premier trimestre de 2019. Il doit encore lire le scénario et il est vraiment disposé à essayer de jouer dans le film.
    En ce qui concerne le métier d’acteur, les challenges sont très différents pour lui maintenant. Il a tourné La Vérité sur l’affaire Harry Quebert, l’adaptation d’un livre écrit par un Suisse qui a passé ses étés dans le Maine. Le personnage est très différent de ce qu’il a fait jusqu’à présent, un rôle plus sombre, celui d’un romancier qui est devenu professeur et qui se retrouve empêtré dans un scandale quand il est arrêté pour le meurtre d’une jeune fille. Est-il le meurtrier ou non, c’est la question. C’est un thriller et c’est ce qu’il voulait faire. La série a été réalisée par Jean-Jacques Annaud. Patrick voulait travailler avec lui et quand il a vu son nom dans l’email qu’il a reçu, il a directement pris un avion pour Paris pour le rencontrer. La série en 10 épisodes va être diffusée en Europe en octobre et les Américains devront attendre 2019 pour la voir. Patrick joue Harry Quebert entre 35 et 67 ans, ce qu’il n’avait jamais fait avant. C’est assez effrayant de se voir plus vieux. Ça demandait environ 5h30 de maquillage tous les jours. Il n’est pas patient mais c’était amusant d’assister à cette transformation. C’était nouveau pour lui et le genre de choses qu’en tant qu’acteur, il voulait faire. C’est agréable de pouvoir attendre que de tels rôles se présentent. Il commencera le tournage d’une autre mini-série en octobre, et le tournage se fera à Rome et à Londres. Il s’agit de l’adaptation d’un livre intitulé "The Devil" dont le sujet est le crash économique et ce que les banquiers ont fait à l’époque. C’est un autre personnage sombre et peu sympathique.

    La dernière série qu’il a regardée : Vikings

    L’intervieweuse explique qu’elle a été voir Bridget Jones’s Baby avec son fils de 14 ans. A la fin du film, ce dernier lui a dit qu’il trouvait que Bridget Jones aurait dû choisir le personnage joué par Patrick. "C’est ce que j’ai dit !" s’exclame ce dernier. "Dans ces films que j’ai faits, elles partent toujours avec l’autre type." Il raconte ensuite qu’il est tombé un jour par hasard sur Hugh Grant dans un avion et il était embarrassé parce qu’il avait peur de son avis. Mais Hugh Grant est venu vers lui pour le féliciter et lui dire qu’il avait aimé le film. Tourner avec Colin Firth a été merveilleux. Ils ont passé beaucoup de temps ensemble et Patrick a fortement apprécié sa compagnie. Colin est très drôle, et Renee aussi. Mais ce qu’il retient surtout, c’est la faculté d’improvisation de Colin. Il y en a eu beaucoup aussi sur le tournage d’Harry Quebert et Patrick a beaucoup apprécié la liberté qu’il a eue à cet égard. Ce n’était pas du tout le cas dans Grey’s où il fallait respecter à la lettre ce qui était écrit. Après le tournage de Bridget Jones’s Baby, il a pu participer à Love Actually 2, où il jouait le mari de Laura Linney qu’il n’a jamais rencontrée. Elle a tourné sa scène à New York tandis qu’il tourné la sienne à Londres.

    L’intervieweuse lui pose ensuite quelques questions rapides
    -palourdes ou homards : homard
    -nager dans l’océan ou dans un lac : dans un lac
    -costume ou jogging : jogging pour la maison, costume pour sortir
    -voilier ou hors-bord : difficile à dire parce que ce sont deux expériences différentes. Si on a l’argent, les deux
    -restaurant Reds à Wiscasset ou Scales à Portland : le Scales où il a été la semaine dernière. Le Portland d’aujourd’hui ne ressemble au rien au Portland des années ‘701 qu’il a connu en étant jeune. Il y a un énorme choix de restaurants maintenant.
    -cinéma ou Netflix : Netflix mais il aime bien aller voir des films d’horreur au cinéma pour l’ambiance dans la salle. Il est allé voir le dernier Stephen King avec son fils qui n’a pas eu du tout peur et quand Patrick a sursauté, son fils l’a regardé avec dédain.
    -élan ou macareux : élan. Ce sont des animaux incroyables mais il faut faire attention de ne pas croise leur chemin quand on est en voiture
    - PlayStation ou Xbox : les deux, pour les jumeaux. Patrick a perdu cette bataille. Mais il a banni le jeu Fortnite qu’il trouve trop perturbant et addictif. On ne voit plus les enfants mais on les entend crier et on ne sait pas ce qui se passe.
    -photo imprimée ou digitale : les deux

    S’il pouvait se choisir un surnom ? Patrick sourit. "Le choix est déjà fait malheureusement. Je n’ai pas mon mot à dire." (Rires et applaudissements dans la salle) "Je n’ai pas le choix en la matière" insiste Patrick. L’intervieweuse lui demande s’il pense parfois à son avis mortuaire dans le New York Times en se disant, "Pitié, ne mettez pas ça dedans". "Ce sera toujours là et c'est difficile d’être à la hauteur" répond Patrick. "Vous avez parlé du fait de sortir de chez vous et vous avez ce surnom de McDreamy, vous devez être à la hauteur et certains jours, c'est plus dur que d'autres. Et les gens qui vous connaissent vraiment ne diraient pas du tout ça de vous. Mais cela pourrait être pire."

    Il a fait de la compétition automobile à plein temps en 2015. Il a terminé sur la seconde marche du podium au Mans, et il a fini premier à Fuji. Quand il regardait Indianapolis avec son père quand il était petit, est-ce qu’il imaginait faire une telle carrière de pilote ?
    Il a en rêvé tellement longtemps que quand c’est devenu une réalité, ça lui a paru une évidence. Son épouse n’a pas apprécié la façon dont il s’est impliqué dans ce sport, même si c’est elle qui lui a mis le pied à l’étrier en lui offrant un stage de pilotage de 3 jours. Il a tout de suite aimé le contrôle qu’il devait avoir et le challenge que cela représentait d’un point de vue mental, et qui lui rappelait l’époque où il faisait des compétitions de ski. Cela a duré 10 ans et il est heureux de l’avoir fait. L’expérience l’a changé dans le sens où il travaille mieux en équipe et où il a acquis une discipline physique et mentale de la compétition. Il utilise ces compétences dans son travail pour le Dempsey Center. L’intervieweuse fait le parallèle entre lui et Paul Newman, acteur, pilote et philanthrope. Patrick a eu le plaisir de le rencontrer. Il a été frappé par le regard de Newman qui était quasiment hypnotique. Ils ont discuté pendant une heure de course automobile et pas du tout d’Hollywood. Patrick est vraiment inspiré par ce que cet homme a fait. Au bout du compte, l’empathie et faire le bien est vraiment ce qui compte dans la vie. Tout le reste n’est que distraction.

    Questions du public (je ne traduis que les plus pertinentes)

    1-Une dame qui a eu le cancer il y a 15 ans rappelle que les traitements médicaux coûtent horriblement cher. Elle aimerait savoir si des centres comme le Dempsey Center pourraient lancer leur propre production de médicaments avec plus de transparence que les firmes pharmaceutiques traditionnelles et avec des prix plus accessibles.
    Réponse : Effectivement, les médicaments coûtent très cher aux Etats-Unis et dans les autres pays, les gens s’étonnent que ce pays n’ait pas un meilleur système de santé. Patrick rappelle que ce problème n’est pas du ressort d’un centre comme le sien mais de celui du gouvernement et que donc, les gens doivent utiliser leur vote pour changer les choses. Quelle que soit l’opinion politique des gens, c’est leur choix qui sera déterminant.

    2-Acteur, pilote de course, producteur, créateur de vêtements, père de famille, mari, philanthrope : quelle est sa plus grande réussite ?
    Réponse : Le Dempsey Center, pare qu’il a été créé par un groupe de personnes et grâce au soutien de la communauté. C’est ce qu’il y a de plus émouvant pour lui (il est au bord des larmes) L’intervieweuse lui dit que sa mère doit être incroyablement fière de lui. Il répond qu’il est inspiré par les gens qui travaillent pour le centre, ainsi que par les bénévoles. La vie est difficile pour tout le monde à notre époque mais quand en plus on doit se battre pour sa vie, on a besoin d’voir un endroit où on peut demander de l’aide et du soutien.

    3-Est-ce qu’il a l’intention de créer d’autres centres dans le Maine ou peut-être une école de comédie ou quelque chose en rapport avec la dyslexie ?

    4-Une jeune femme qui a le cancer explique qu’entre les rendez-vous hospitaliers et les traitements, elle n’a pas le temps de faire des recherches pour trouver les aides proposées aux malades. Elle a entendu parler du Dempsey Center et a visité le site mais a été découragée par le fait qu’il fallait prendre rendez-vous. Elle n’en peut plus des rendez-vous avec les médecins.
    Réponse : Patrick l’invite à le retrouver à la fin de l’entretien pour en discuter avec lui et la responsable du centre. Il tente de la convaincre de venir au centre pour faire savoir ce qu’elle attend d’eux. Il comprend que c’est beaucoup de choses à gérer et que c’est effrayant mais en venant au centre, elle aura des réponses et du soutien, et elle se sentira plus forte. Elle promet de le faire et donne rendez-vous à Patrick dans 10 semaines pour le Challenge.

    5- Un homme lui demande ce qu’il préfère dans le Challenge et quel est son meilleur souvenir.
    Réponse : Il aime tout et particulièrement l’esprit qui règne durant le week-end. Les gens sont ouverts et créent des liens entre eux. Certains sont heureux, d’autres tristes mais il y a des connexions entre eux et ça se sent partout. C’est ce que les gens recherchent en participant à l’évènement. Ça fait ressortir ce qu’il y a de meilleur en eux

    6-Pourquoi est-il tellement impliqué avec Porsche ?
    Réponse : Porsche a toujours été impliqué dans la compétition automobile, c’est dans leur ADN. De plus, c’est encore une petite société d’une certaine façon et leur approche est méthodique. Enfin, le soutien qu’ils ont apporté à Patrick a été extraordinaire, comme il n’en avait jamais eu avant. Ils ont clairement évalué ses compétences, ses faiblesses et ses forces et ils lui ont donné une équipe pour l’aider à atteindre ses buts, à savoir monter sur le podium au Mans. Ils lui ont appris que cette façon de faire pouvait être utilisée pour tout ce qu’il entreprenait, peu importe le domaine.

    7- Quel est le travail fourni par le Dempsey Center ?
    Réponse : Ils ne soignent pas la maladie. Ils sont là pour soutenir les médecins en offrant aux patients des services comme des massages, de l’acupuncture, des conseils diététiques ou du yoga. La principale difficulté, c’est d’arriver à ce que les gens passent la porte du centre. C’est alors que l’expérience devient réelle et que les gens peuvent obtenir les informations dont ils ont besoin dans leur cas particulier. Les médecins sont souvent débordés et ils n’ont pas le temps d’écouter les patients. C’est ce que le personnel du centre fait.

    8- Ses enfants sont de toute évidence privilégiés. Comment réussit-il à ce qu’ils gardent les pieds sur terre, à ce qu’ils apprécient ce qu’ils ont et à ce que peut-être ils suivent un jour son exemple ?
    Réponse : C’est un travail quotidien et c’est difficile, notamment avec la technologie qui nous entoure. Il faut leur donner de quoi être au niveau de leur groupe d’amis sans perdre le contrôle. Il faut s’impliquer dans son rôle de parent et parfois laisser ses propres activités de côté pour se concentrer sur les enfants et passer du temps avec eux, en tenant compte du fait qu’ils ne veulent pas tous la même chose. Il faut faire attention à son propre comportement parce que les enfants nous observent. Ça nous oblige à être de meilleures personnes. Patrick veille à ne pas leur donner tout ce qu’ils demandent et parfois, il les fait travailler pour se payer ce qu’ils veulent. Quand un voisin lui dit que ses enfants sont bien élevés, il se réjouit. Il entend la voix de sa mère dans sa tête disant "On a fait quelque chose de bien".

    9-Comment est-il devenu acteur ?
    Réponse : Par accident. Adolescent, il a vu un documentaire sur Ingmar Stenmark, un champion de ski qui roulait sur un monocycle pour améliorer son équilibre. Patrick en a commandé un dans un catalogue pour 25$. Ça lui a demandé un an pour apprendre à rouler avec. Ensuite, un de ses professeurs lui a suggéré d’apprendre à jongler. Patrick est rentré chez lui, il a commencé à s’entrainer dans le salon où il a renversé une des plantes favorites de sa mère, ce qui lui a valu d’être banni dans le garage. Il s’y est entrainé toute la nuit. Son professeur lui a ensuite appris quelques tours. Par après, Patrick s’est retrouvé dans un groupe de théâtre local. Il n’était pas du tout un bon élève, à cause de la dyslexie, et être comédien lui a donné l’occasion de pouvoir faire quelque chose qui lui a permis d’obtenir de la reconnaissance. Une chose en entrainant une autre, il a mis au point un tour de jonglerie de 3 minutes avec lequel il a passé une audition régionale pour le spectacle Talent America. Il a gagné son ticket pour participer à l’étape finale. Il a travaillé dans un magasin de Buckfield et ses parents l’ont aidé pour qu’il puisse se payer un billet d’avion pour New York. A peine sorti de l’avion, il a pensé qu’il allait se faire agresser parce que tout le monde lui avait dit, "Tu vas à New York, il va t’arriver quelque chose". Il ne lui est rien arrivé et il a remporté la compétition. Il s’est alors vu proposer une audition pour une pièce à Broadway, Torch Song Trilogy, et il a obtenu le rôle en mentant sur son âge. Mais en fait, il aurait voulu être champion de ski. Donc, il n’a pas réalisé son rêve.


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