• Soixante secondes avec Patrick Dempsey

    Les médias anglais se relaient pour faire la promotion de La Vérité sur l'affaire Harry Quebert. Voilà une nouvelle interview de Patrick dans laquelle il parle de son personnage et de ses projets liés à la compétition automobile.

    Qu'est-ce qui vous a tenté le rôle de Harry Quebert ?
    Je cherchais quelque chose qui était un peu un thriller psychologique. Quand j'étais en Italie, j'ai téléchargé le livre de Joël Dicker (sur lequel la série est basée), et j'ai été intrigué par l’histoire et par l’idée de jouer un personnage qui vieillit. Et je voulais vraiment travailler avec le réalisateur Jean-Jacques Annaud, qui n’avait jamais travaillé à la télévision auparavant.

    Qu'avez-vous pensé de la plus vieille version de vous ?
    C'était vraiment intéressant de suivre le processus de vieillissement et de voir à quelle vitesse le corps commence à changer lorsque vous atteignez un certain âge. C'était comme se regarder de l'extérieur.

    Étiez-vous à la recherche d’un personnage opposé à celui du Dr Derek Shepherd, alias McDreamy, de Grey’s Anatomy ?
    Oui, il y a eu un peu de ça. C'est amusant de jouer un personnage très différent et il y a des moments dans la vie où il faut simplement prendre des risques. J'ai été étonné de la rapidité avec laquelle on a tourné Harry Quebert comparé au travail sur Grey’s Anatomy. On n'a pratiquement pas fait de secondes prises et il y a eu beaucoup de plaisir face à la caméra. Il y a eu des moments où on a fait de l'improvisation - c'était génial. C'est pourquoi j'ai voulu essayer quelque chose de différent : profiter du moment.

    Je suppose que lorsque vous nagez dans l’Atlantique ou que vous êtes trempé dans une tempête, la dernière chose que vous voulez, c'est faire une autre prise.
    Absolument. Avec Jean-Jacques, il y a eu beaucoup de liberté dans son style. Et l'Atlantique était glacial.

    La relation centrale dans La Vérité sur l'affaire Harry Quebert met en scène votre personnage, un écrivain, et son implication avec une jeune fille de 15 ans…
    C’est un sujet délicat. L'histoire aborde beaucoup de tabous. Et puis, alors qu'on était en plein tournage, le mouvement #MeToo a commencé. À la suite de quoi, on a regardé l'histoire différemment – on était très conscient du sujet qu'on traitait. Je pense que de ce fait, on a été plus sensible. On s'est demandé : "est-ce approprié de faire cette histoire maintenant ?"

    Qu'est-ce qui vous a fait décider que c'était approprié ?
    Pour moi, il s’agissait plus de faire comprendre que Nola, la fille de l’histoire, a été la muse d’Harry, que c'était ça, la base et la dynamique de leur relation. Une fois que c'était clair, on a su qu'on pourrait faire la série. À cause de ce qui est arrivé dans le passé - tant de personnes ont été blessées - il était inévitable que des doutes soient exprimés. Mais je pense que nous avons trouvé un équilibre qui est fidèle à l’histoire.

    Est-ce que Grey’s Anatomy a été difficile à égaler ?
    Je vois ça comme un groupe de rock après leur premier grand succès avec un album. C'est difficile de faire le même succès avec le deuxième album. Le succès est difficile quand il est aussi intense que ça . Pour n'importe quel projet, vous avez besoin du bon matériel et vous devez le jouer correctement. Le reste, c'est de la chance. Beaucoup de choses sont hors de votre contrôle. Il est difficile de prédire ce qui va se passer.

    Harry Quebert a l'air habile de ses mains sur un ring de boxe. Avez-vous enfilé les gants dans le passé ?
    Un peu mais rien de sérieux. Le fait est que Harry est un génie universel. C'est le genre de type énervant qui est bon dans tout.

    Vous dirigez votre propre équipe de course automobile. Si vous en aviez la chance, échangeriez-vous la comédie contre une tentative de gloire en F1 ?
    Si j'étais un homme plus jeune avec moins de responsabilités, alors oui, sans aucun doute. J'ai couru à Silverstone et nous avons eu une bonne place au Mans [il s'est classé deuxième de sa catégorie en 2015]. J'aime beaucoup la communauté automobile. Et j’ai fait des choses plus créatives, en réalisant des courts-métrages sur la course, etc., avec Porsche qu'à Hollywood. C'est vraiment libérateur de travailler dans ce domaine. J'adore l'esprit d'équipe dans la course. J'essaie de recréer ça quand je retourne à Hollywood.

    Vous ne pouvez pas mélanger les deux ? Que diriez-vous d'un film sur la course automobile ?
    J'ai fait un film intitulé The Art Of Racing In The Rain à propos d’un pilote de course, qui va sortir.

    Y a-t-il un pilote de course que vous aimeriez jouer ?
    Je suis fasciné par l’histoire de Phil Hill et de Wolfgang von Trips, un Américain et un Allemand qui étaient rivaux en Formule 1 à la fin des années 1950 et au début des années 1960. Il y a eu un accident mortel à Monza en 1961 au cours duquel 15 spectateurs ont été tués. C’est une histoire passionnante. Je voudrais vraiment voir ça en film.

    Alors, vous interprèteriez Phil Hill, le héros typiquement américain ?
    Non, non, je verrais ça comme un film d’ensemble, qui regarde l’histoire des deux côtés. Je ne veux pas jouer la star ! source


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