Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Interview

Acteur, pilote de course, mari, père, mais surtout gentleman. Patrick Dempsey est tout cela et plus encore.

Plus connu pour son rôle de neurochirurgien Dr Derek "McDreamy" Shepherd dans la série télévisée Grey’s Anatomy, Dempsey, 52 ans, est l’un des rares chanceux qui ont réussi deux carrières. Il a joué pendant plus d'une décennie de télévision, dans 252 épisodes de la série qui a gagné des Golden Globe, lui rapportant selon la rumeur environ 10 millions de dollars à la fin de sa saison en 2015, faisant de lui un des acteurs les mieux rémunérés à l'époque, à Hollywood.

Et puis il a tout lâché pour se concentrer sur le métier de pilote de course et, étonnamment, il y a connu le succès aussi. Il a atteint la plus haute marche du podium de sa carrière, à Fuji dans le Championnat du Monde d’Endurance FIA et en se classant deuxième de la prestigieuse course classique d’endurance des 24 Heures du Mans.

Il y a eu une période dans le milieu des années 2000 où Dempsey était pratiquement un habitué de la liste des "hommes les plus sexy" du magazine People. Avec sa beauté, ses yeux verts et ses cheveux parfaitement coiffés, les fans se pâment d’admiration devant lui.

Grey’s et la comédie romantique de Disney en 2007, Enchanted, ont fait de lui une grande star et lui ont valu le statut de symbole sexuel, ainsi qu’une légion de fans, notamment en Malaisie. "Tu dois lui demander pour la suite de Enchanted, il faut que tu le fasses !", m’a dit mon amie quand je lui ai dit que j'interviewerais Dempsey à Monaco. Alors, je l'ai fait. La suite portera le nom de Disenchanted et les stars seront à nouveau Dempsey et l'actrice nominée aux Oscars, Amy Adams.

Quand vous êtes une célébrité qui réussit, ce n’est jamais facile de renoncer à la gloire et à la fortune pour poursuivre une carrière qui pourrait vous causer de graves blessures, voire la mort. Mais c'est exactement ce que Dempsey a fait. Il a mis fin à son contrat avec Grey’s pour poursuivre son rêve de devenir un pilote de course. "Ça dévore tout à bien des égards. Je ne pourrais pas imaginer ne pas faire des courses automobiles maintenant. Je reste vraiment motivé avec ça. C’est tout ce à quoi je pense tous les jours", a-t-il déclaré à l’époque.

Ces jours-ci, tout en ne renonçant pas entièrement à la course, Dempsey revient lentement à la télévision et au cinéma. Mais l'acteur américain, qui conserve une collection de voitures de sport et de voitures anciennes, était à Monaco quelques jours avant le début des très attendues 24 Heures du Mans. L'ambassadeur de la marque Tag Heuer a visité la collection de voitures privées du Prince Albert II de Monaco, s'est joint à des invités distingués pour un cocktail, puis s'est rendu sur la piste varoise du Luc dans une Porsche 911 RS verte vintage pour s’entrainer avant la grande course.

J’ai interviewé Dempsey à Monaco et il m’a fait l’honneur de me faire faire un tour de circuit à des vitesses insensées dans une Porsche 911 GT3 RS.

"Ayant grandi dans une petite ville (Lewiston, dans le Maine), c’est tout à fait par hasard que j’ai commencé à jouer la comédie. Ce n'était jamais mon intention. J'ai toujours voulu être skieur olympique. Mon héros était Ingemar Stenmark, probablement le plus grand skieur de tous les temps, c’est ce que je voulais être. Comme passe-temps, j'avais choisi le monocycle. Un jour en atelier, notre professeur a demandé : ‘Qui veut apprendre à jongler ?’ C'était presque le destin. J'ai très vite appris à jongler avec trois balles, et comme je pouvais rouler à monocycle, j'ai combiné les deux. Mon prof d’atelier a dit qu'il connaissait une troupe de vaudeville qui pourrait m'employer.

J'ai eu un gros accident à cette époque et j'ai perdu mes atouts pour le ski. Une chose a mené à une autre et quelqu'un m'a demandé de passer une audition pour une pièce locale, On Golden Pond, et j’ai eu le rôle ! Ensuite, j'ai attrapé le virus en quelque sorte. J'avais 17 ans et je me suis dit : ‘Seigneur, est-ce que ça ne serait pas génial si je pouvais faire ça comme carrière’, sans jamais penser que je pouvais quitter le Maine. C'était une communauté agricole rurale avec peu de monde.
J'ai finalement passé une audition pour un concours de talents à Portland, la grande ville, et j'ai fini par le gagner. Le prix était d’aller à New York pour le concours national - et j'ai encore gagné ! J'ai pris un agent et deux semaines plus tard, ils m'ont demandé de venir à New York pour une pièce de théâtre. J’ai été pris dans la pièce et c’est comme ça que tout a commencé."

En gros vous avez eu deux carrières et peur de gens peuvent dire ça.
J'ai eu beaucoup de chance. J'ai la même passion pour la course que j’ai eu pour le ski de compétition et lorsque j'ai commencé à faire des courses, j'ai eu le sentiment que je rentrais chez moi de plusieurs façons. J'avais beaucoup à apprendre, mais dans l'ensemble, je me sentais beaucoup plus à l'aise dans la communauté des courses qu'à Hollywood. J'ai commencé à la fin de la trentaine. En cadeau de Noël, ma femme m'a offert un cours de trois jours dans une école de pilotage. Je le recommande fortement à tous ceux qui veulent faire de la course, car il faut d'abord apprendre les bases, comme le karting. J'ai eu beaucoup de chance que tout ait commencé en même temps. Grey’s Anatomy a commencé et cela m'a permis d’avoir les fonds pour continuer à courir. C'était un circuit parallèle. Cela m'a donné le luxe de jouer la comédie et de faire des courses en même temps.

En tant qu’ambassadeur de Tag Heuer, de quelle façon, à votre avis, les courses ont un lien avec la devise de l’horloger "Ne pas craquer sous la pression" ?
Je pense que pour les pilotes, l'aspect mental est ce qui vous sépare de vos adversaires. C’est la façon dont vous pouvez gérer la pression. Vous pouvez avoir des problèmes si vous n'êtes pas préparé mentalement ou de manière ciblée, surtout si vous avez beaucoup de gens qui vous regardent. Je suppose que c’est là que mon expérience d’acteur entre en jeu. Cela m’a aidé à me sentir à l’aise, calme et à rester concentré dans les situations où il y avait du public.

Mais vous avez cessé de faire des courses maintenant.
Pas exactement. J'ai me suis mis en retrait et je gère la Dempsey Racing, mais je continue à faire des courses de manière semi-compétitive. La Dempsey Racing a presque remporté le Mans en 2015. J'ai disputé une saison complète du Championnat du Monde d'Endurance FIA avec Porsche Racing.
Mes objectifs étaient de concourir, de monter sur le podium et de gagner à un très haut niveau, et j'ai atteint ces objectifs. Gagner à Fuji a mené à une transformation interne. À ce moment-là, j’avais quitté Grey’s Anatomy, et ça a été un grand sacrifice à bien des égards car je savais que j’avais une période de temps limitée. J'avais 49 ans, ma vision la nuit se détériorait ; Je savais que j'avais seulement un certain créneau. Je me suis concentré à 100% sur cet objectif et je l'ai réalisé. Après Fuji, il ne me restait plus rien à faire en course et je ne pouvais pas sacrifier ma famille pour continuer. Je ne pouvais tout simplement pas le justifier.

Vous et votre femme Jillian avez trois enfants. Qu'est-ce que la famille signifie pour vous ?
C'est le prochain objectif - comment élever vos enfants. Comment les garder actifs, leur esprit et leur individualité, et les guider pour trouver leur voix intérieure et être là pour eux, être vraiment sensibles à ce qu'ils veulent et non à ce que vous voulez. Apprenez-leur à être respectueux, à aimer les gens et à être inspiré et à suivre leur passion. Pour moi, atteindre mes objectifs a fait de moi un meilleur père parce que je pouvais revenir pour être là pour eux.

Grey’s a été un succès monstre, comme Enchanted. Quelles sont les nouvelles sur la suite, Disenchanted ?
Je sais qu'Amy Adams a confirmé qu'elle faisait le film. Ils travaillent encore sur le scénario. Je ne l’ai pas encore vu, mais je sais qu’ils veulent vraiment que le film soit mis en production en 2019. S’il y a un bon scénario, je le ferai. Je ne pense pas que quiconque veuille avancer jusqu’à ce que le scénario soit correct, mais nous nous rapprochons.

Parlez-nous de votre nouvelle série télévisée La Vérité sur l’affaire Harry Quebert.
C’est une mini-série, 10 épisodes. J'ai été attiré par ce projet grâce au réalisateur Jean-Jacques Annaud. Cela a piqué mon intérêt parce que je suis fan de son travail et que je voulais vraiment travailler avec lui. J'ai lu le livre et je suis allé à Paris pour rencontrer Annaud et les producteurs. C'est un thriller romantique, différent, inattendu et stimulant. Je cherchais un thriller et ce film est arrivé au bon moment, alors c'est devenu la prochaine étape pour moi. source

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article