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Interview pour Revolution

Pourquoi avez-vous décidé d’arrêter la compétition automobile après une si grande année sur le circuit?
L'année dernière a été complètement consacrée aux courses automobiles parce que j’avais besoin de poursuivre mon rêve. Je savais que c’était mon année au Mans et c’était mon objectif. J’ai pris une année sabbatique pour piloter à un haut niveau, avec le soutien de super pilotes et une grande équipe chez Porsche. Ça a été un énorme sacrifice pour ma carrière d'acteur et pour ma famille, mais je devais le faire pour moi-même. Une fois que j'ai atteint mon but, je me suis aperçu que je devais refaire le point. Je devais prendre du recul tout en restant impliqué dans ce sport. J'ai eu ma dose et j’ai pu dire à mes enfants: "Vous savez quoi? Vous pouvez tout faire". Il y a eu une belle vidéo réalisée par Porsche sur l’expérience jusqu’à notre triomphe et les obstacles que nous avons surmontés pour y arriver. Je peux la montrer à mes enfants et leur expliquer qu'il n'y a rien qu’on ne puisse faire dans la vie.

Qu’y a-t-il dans le futur pour la Dempsey Racing ?
Parce que j’ai beaucoup voyagé la saison dernière et que j’ai passé autant de temps seul, j’ai pu réfléchir sur mon lien avec le sport. J’ai compris que je n'avais pas la même motivation que l’année dernière pour entamer cette saison, mais je voulais toujours rester lié à Porsche, donc la meilleure idée, c’était de devenir propriétaire d'une écurie. J'ai une équipe pro avec deux incroyables pilotes qui ont remporté le championnat l'année dernier. J’ai suivi l'équipe à Silverstone, je serai aussi au Mans et à quelques autres courses. Je vais ensuite examiner la meilleure façon de procéder, peut-être en revenant dans la voiture dans un an peut-être, tout en soutenant ma famille.

Lorsque vous pilotiez, vous êtes-vous un jour heurté à des barrières mentales qui vous ont empêché de donner le meilleur de vous-même ?
Le sport est épuisant physiquement. Deux ou trois fois dans des courses, je n'ai pas pu franchir ces barrières, mais ça vous calibre pour la prochaine course. La plus grande bataille, c’est d'apprendre à être fort mentalement pour le moment où vous heurtez ce mur. Vous devez être capable de sortir de la douleur physique et émotionnelle, et c'est là que la préparation entre en jeu. Selon le stade où vous en êtes dans la saison, comment vous êtes, ces choses sont des facteurs importants.

Est-ce que prendre cette année sabbatique vous a donné la perspective dont vous aviez besoin pour revenir à la comédie ?
Ça m'a donné la passion de revenir - mais jouer la comédie est aussi un boulot répétitif, donc c’est agréable de prendre des vacances. En dehors de la course, je travaille pour une fondation du cancer dans ma ville natale. Ça nécessitait mon attention et c’est quelque chose que je trouve vraiment satisfaisant. Il y a beaucoup de choses qui peuvent arriver avec ce centre, qui pourraient faire une grande différence et, pour moi, c’est un travail vraiment satisfaisant.

Un de vos slogans est "Vivre de façon authentique. Jouer la comédie de la même façon". Est-ce que revenir à la comédie vous fournit le prochain défi dans votre vie ?
Avec Grey’s Anatomy, il n'y avait plus de défi après 11 ans. Oui, financièrement, c’était merveilleux, mais c’était devenu quelque chose de stagnant d’un point de vue créatif et émotionnel, et ce n'est pas une façon de vivre. Le défi pour moi maintenant, c’est de produire et de contrôler mon destin et le sujet dont je fais partie. Cette année, j’ai vendu cinq projets à différents studios, à développer comme séries pour le câble et je vais probablement réaliser un petit film à Berlin. Je suis également en pourparlers au sujet d'un film à tourner ici en Europe, qui serait complètement différent de mes autres projets, plus un film d'action. En ce qui concerne mon rôle dans Bridget Jones, c’était un grand risque d’amener un personnage américain pour le film. Ce sera intéressant de voir comment les gens réagissent au personnage, s’ils vont y adhérer ou non ? Surtout dans l'ombre de Hugh Grant.

Quel effet ça fait d'avoir suivi les traces de légendes du cinéma comme Paul Newman et Steve McQueen dans la réalisation du rêve de course automobile ?
Je suppose que cela me donne un petit sentiment de fierté. Paul Newman a été deuxième à Sebring et au Mans, alors que McQueen a remporté ce dernier. J’ai l’impression que j’y suis, que j'ai réalisé ça. J'ai eu un extraordinaire soutien de mes copilotes et d’une équipe phénoménale d'ingénieurs mais ensuite, gagner une course était purement et simplement une tout autre chose. Quelque chose change en vous, vous apprenez quelque chose de nouveau et vous pouvez vraiment vous demander ce qu’il faut pour gagner.

TAG Heuer a soutenu votre amour de la course depuis les 24 Heures du Mans. Comment votre relation avec la marque a évolué ?
Nous sommes beaucoup plus proches maintenant. L'équipe a une meilleure idée de l'histoire de la marque, surtout après avoir eu la chance d'aller à l'usine et de rencontrer Jack Heuer. On commence à voir l'évolution et pourquoi Heuer est devenu si important. Avant, ils avaient ces énormes chronomètres encombrants, ensuite la Carrera est arrivée, suivie par la Monaco. La Monaco est devenue emblématique à cause du film Le Mans, et de la relation de Jack Heuer avec la course et du désir de capturer le temps avec précision ; ça correspond parfaitement à ce sport. La Monaco est une belle chose, c’est une œuvre d'art, une pièce de sculpture avec laquelle vous pouvez interagir et dès que vous la voyez, vous reconnaissez ce que c'est. Je suis tellement fier d'y être associé et de les avoir en tant que sponsor.

Avez-vous ajouté des montres à votre collection depuis ?
La TAG Vintage. J’ai la grande chance qu’on m’ait offert des montres, mais je voulais vraiment acheter quelque chose de spécial. Alors, Patrick Long, mon copilote, m'a trouvé un magasin de montres. On était en Belgique et on avait du temps à tuer, alors on est entré dans le magasin et le propriétaire avait une collection de montres Heuer. J'ai trouvé une Heuer face noire de 1970, ça a été le cadeau que je me suis fait pour mon départ de la série. Ça a beaucoup de sens, ça a capturé ce moment. Quand je porte cette montre, c’est très délicat, et j’en suis très fier. J'ai également investi dans la société, dans son patrimoine. C’était très important pour moi d'avoir ce lien et de comprendre d'où il vient. Quand nous avons parlé à Jack Heuer, qui a développé l'idée de la Monaco, il a expliqué l'évolution de la montre, la construction de l'entreprise, son histoire et pourquoi le poussoir est sur le côté droit de la main de sorte qu’on peut l’atteindre facilement pendant qu’on conduit. Je l'avais au Mans, je l’ai regardée et je me suis dit : "D'accord, j'ai encore 20 minutes dans ce tour". De cette façon, elle m’a été très utile pendant la course. source

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