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Le Mans 2016

Il voulait rester actif et rester dans la communauté du sport automobile, et bien sûr garder sa très bonne relation avec Porsche, mais d’un autre côté, il devait prendre un peu de recul, pour se consacrer à sa famille qu’il avait dû mettre un peu entre parenthèses l’année dernière. Les choses ont un peu changé après sa victoire au Japon. Il s’est dit qu’il pouvait utiliser ce qu’il avait appris durant cette année et avec Porsche, notamment un réel esprit de famille, pour revenir auprès des siens et s’investir avec plus d’énergie dans sa famille, pour stabiliser les choses mais également dans sa carrière d’acteur. Il a tourné Bridget Jones’s Baby et il a beaucoup de rendez-vous avec la presse pour ce film pour le moment. Il y a aussi beaucoup de choses en développement et à mettre en place pour le futur mais il veut vraiment recommencer à piloter.
Le Mans est une célèbre course que les fans de voitures adorent. C’est une course qui attire l’attention de beaucoup de gens, même de ceux auxquels on ne s’attend pas forcément. L’année dernière, ils ont fait une très belle course et beaucoup de gens l’ont su, ce qui était très sympa quand il est retourné au pays. Cette année, il ne ressent pas de pression particulière, tout repose sur l’équipe qui est très bien préparée. La météo devrait jouer en leur faveur parce qu’ils sont très forts sous la pluie. La course va être rude mais l’équipe est prête à relever le défi.
Il conclut l’interview en expliquant que sa passion des courses remonte à son enfance, grâce à son père.

Il trouve que c’est plus compliqué d’être proprétaire d’écurie que pilote, parce qu’au volant de la voiture, on se concentre simplement sur sa position et la façon de l’améliorer. Quand on est propritaire, on doit faire attention à tout.
Il fait visiter le stand Porsche et explique l’importance de l’ingéniérie dans la mécanique actuelle. Toute course automobile est le fruit des efforts d’une équipe.
Il confie qu’il est beaucoup plus nerveux en tant que propriétaire parce qu’il n’a pas le même contrôle sur les choses. Il est en retrait, il rencontre les fans, il écoute les pilotes, il n’a pas la même concentration mais d’un autre coté, cela lui permet de réaliser à quel point cette course est spéciale. C’est très émouvant de rencontrer les anciens pilotes comme Jacky Ickx avec qui il a pu discuter un petit peu. Il y a aussi la foule qui est phénoménale. C’est un évènement très particulier. Il est ému d’être là, et être là avec Porsche et TAG Heuer lui donne l’impression de faire partie de l’histoire de la course.

Il est content du travail fourni par les pilotes de la voiture 77. Ils savaient que la course serait difficile et que ce serait dur de monter sur le podium. Mais les pilotes n’ont pas abandonné, ils se sont bien battus. Ils ont montré leur passion pour la compétition et à quel point ils étaient professionnels. Il éprouve beaucoup de respect pour eux. Il les aime vraiment. Mais ce n’était pas leur tour de gagner cette année. C’est sympa de voir que la voiture 88 s’est bien débrouillée depuis le début. Il espère qu’ils termineront à une bonne place et qu’ils pourront monter sur podium. Il est très heureux pour Patrick Long et Khaled Al-Qubaisi. Au sein de la famille Porsche, on se soutient. C’est vraiment génial d’être là, pour un tel évènement, avec autant de fans. Tout est magique dans cette course

 

Voilà une interview réalisée samedi.

Patrick Dempsey lâche le mot. Le Mans, où il a "activement recherché une demeure l'an dernier, malheureusement, à cause des taxes très élevées, ça n'a pas pu se faire. Peut-être dans le futur." Le Mans, où il est revenu ce week-end pour les 24 Heures. En famille, et non plus comme pilote. Cette fois, il change de costume et endosse celui de propriétaire de l'écurie qui porte son nom, le Dempsey-Proton Racing.
Espère-t-il y passer incognito ? "Je vais essayer, mais je pense que je serai un peu sous pression !"» Ce ne sera pas facile, tant la Dempseymania sévit autour du circuit. Dempsey part dans un immense éclat de rire, et reprend tout de suite : "Mais c'est cool, vous savez ! J'adore les fans du Mans. Ce sont de vrais passionnés, qui viennent du monde entier, c'est fantastique pour le sport et très sympa de prendre part à ça."
Il recevait hier dans un salon privé du Mandarin Oriental, hôtel cinq étoiles niché dans le 1er arrondissement parisien, à deux pas de la place Vendôme et de la place de la Concorde. Juste en face de l'établissement - un hasard - un grand joaillier propose en vitrine une collection de montres de luxe estampillées Porsche, le tenant du titre et grand favori de la 84e édition de la course mythique d'endurance automobile.
Décidément, quand il visite l'Hexagone, l'Américain n'est jamais très éloigné de la Sarthe où il connut son heure de gloire l'an dernier, en finissant troisième de sa catégorie avec le constructeur allemand. L'image reste gravée dans sa mémoire. Tout comme les sentiments qu'il a alors éprouvés. "Énorme émotion", se remémore-t-il. "Sans doute la plus forte de ma vie d'homme, mise à part celle ressentie à la naissance de mes enfants. Un rêve devenu réalité, une quête de nombreuses années enfin récompensée." Ses yeux rêveurs avaient versé des ruisseaux de larmes.
C'est avec ce même regard empreint de bienveillance qu'il accueille ses visiteurs, poignée de main amicale et voix douce, exactement la même (y compris de sa doublure en français) que celle du "Docteur Mamour" Shepherd de la série Grey's Anatomy, qu'il a quittée au milieu du gué à la onzième saison, à la suite d'un désaccord avec la productrice-réalisatrice Shonda Rhimes. D'autres auraient écrasé leur différend au fond de leur poche, mis le mouchoir par-dessus pour l'étouffer et s'installer dans le confort d'un personnage récurrent tant que dure le show. Pas le genre de Patrick Dempsey, assez prompt à prendre des risques professionnels. "Sur la piste, on prend des risques. Comme acteur aussi parce qu'en quittant quelque chose on ne sait jamais si on travaillera de nouveau", commente-t-il. "C'est bien d'en avoir fini avec la série, et c'était le bon moment pour partir même si je sais que j'ai déçu des fans. Ça a été la fin d'une très longue période de ma vie, douze ans, et je suis très reconnaissant d'avoir pu vivre cela, mais il était temps de passer à autre chose." Son personnage est mort dans un accident de voiture, percuté par un camion. Un comble pour un pilote, sans doute est-ce pour cela - ou pure superstition - que son entourage avait prévenu : "Cet aspect-là, il vaut mieux ne pas l'aborder avec lui…" Il reste donc le neurochirurgien brillant qu'il a incarné, avec une vraie fierté au fond des pupilles : "Je crois que beaucoup de jeunes gens, en regardant Grey's Anatomy, ont eu la vocation d'embrasser une profession médicale. Ce sont des métiers incroyables et c'est bien beau de se dire qu'on les a peut-être un peu inspirés."
Peu de chance que sa prochaine apparition à l'écran déclenche un tel phénomène. Mais ce sera à coup sûr un succès puisqu'il jouera dans le prochain Bridget Jones Baby, troisième opus d'une série dont les deux premiers volets ont rapporté près de 550 millions de dollars. Rien ne filtre sur le film qui sortira à l'automne en France et où l'acteur succède à Hugh Grant. "C'est un tout nouveau personnage pour moi, j'ai beaucoup aimé travailler avec Colin Firth et vécu une grande expérience sur ce film qui sera très attendu parce que tout le monde a aimé Bridget Jones, en tout cas je me suis bien amusé sur le tournage, et j'ai beaucoup aimé être à Londres."
Patrick Dempsey y retournera dès lundi, une fois les 24 Heures du Mans terminées, et enchaînera en août avec un nouveau tournage. Sans pour autant tourner le dos au milieu automobile. Il travaille à la réalisation d'un biopic, "une histoire qui se passe dans les années 1950 et au début des années 1960", lâche-t-il. Son sujet ? Phil Hill, premier Américain à avoir décroché un titre de champion du monde de Formule 1 et vainqueur à trois reprises des… 24 Heures du Mans. L'acteur entend boucler la boucle avec "ce sujet qui doit parler à beaucoup de gens qui savent qui Phil Hill a été, quelle a été sa contribution au rayonnement de l'Amérique." source

Et celle-ci faite dimanche matin. source

Le visage est fatigué : les dernières 18 heures n’ont pas été faciles pour Patrick Dempsey. C’est depuis le stand que l’acteur, un passionné de courses automobiles, a suivi le parcours de son équipe, la Dempsey Racing Proton, aux 24 Heures du Mans. Si en 2015, dans la voiture, l’arrivée s’était bien déroulée - une honorable seconde place en catégorie GT, à bord de sa Porsche 911 – cette fois, l’équipe a été confrontée à des problèmes et a terminé à la 8e place. En France, passer la ligne d'arrivée est déjà quelque chose de mémorable, mais Patrick n'a pas caché qu'il espérait un meilleur résultat. Il s’est dépêché de terminer les rendez-vous avec la presse pour revenir sur la ligne de front. Le fait est que, durant les quelques minutes de conversation avec GQ Brésil, l'Américain de 50 ans, a regardé plusieurs fois sa montre - une TAG Heuer Steve McQueen édition limitée. Mais parler de la course a suffit pour qu’il s’enthousiasme.

Quand avez-vous commencé à vous passionner pour la compétition automobile ?
J'ai toujours aimé ça. J’ai toujours voulu être pilote de course, alors quand j’ai pu le faire, ça a été comme un rêve qui devenait réalité. C’est tellement difficile. Je suis venu au Mans pour la première fois en 2009, et je suis encore revenu cinq fois. C’est le genre d'expérience qui change votre vie. Vous vous battez tellement pour gagner, pour finir l’épreuve, que quand vous y arrivez, c’est un vrai changement dans votre façon d'être. Vous devez être très fort. Dans la voiture, on a beaucoup de temps pour réfléchir et les pilotes qui ne peuvent pas rester concentrés sortent de la route tout simplement.

Aujourd'hui, vous n'êtes pas pilote. Lorsque vous participez à une compétition, quelle est votre préparation de base ? Des exercices ? Un régime alimentaire ?
Oui, bien sûr. Je veux dire, la préparation commence le jour où vous décidez de faire de la compétition. Vous devez penser à ce qui pourrait arriver, aux conséquences. Vous devez être motivé, même physiquement. Surtout dans les 24 heures du Mans, vous avez une certaine adrénaline qui vous pousse, mais les quatre ou cinq premières heures peuvent être très difficiles. A la septième et huitième heure, cependant, vous remarquez la différence de préparation physique. C’est là que le régime alimentaire entre en jeu. Ça implique beaucoup de visualisation des mouvements. J’ai l’habitude de conduire beaucoup pour me préparer, je fais attention à ce que je mange aussi et je cours beaucoup. La qualité de la préparation va déterminer le résultat dans la course.

Si vous aviez à choisir entre la comédie et la course, vous choisiriez quoi ?
Je ne sais pas pourquoi je devrais choisir. Je pense qu'il doit y avoir un équilibre entre les deux. Lorsque je me suis engagé à gagner l'année dernière, il y a eu un prix à payer pour ma carrière, mais ça valait le coup. C’tait quelque chose que je voulais faire, parce que l'un des objectifs que je voulais atteindre était de monter sur le podium. Il y a eu beaucoup de pression, beaucoup d'attentes pour l'équipe, on le voulait vraiment. Mais c’est entré en ligne de compte dans la préparation. Je me mets en tête ce qui doit être fait pour réaliser cet exploit: le dévouement, la détermination et le travail acharné pour y arriver. Une fois qu’on l’a obtenu, j'ai appris qu’il fallait continuer à changer. Que ce soit dans la compétition automobile ou dans le jeu d’acteur, on doit se donner de nouveaux défis et reprendre tout à zéro.

Quel est votre pilote préféré toute époque confondue ?
C’est difficile de choisir, parce que chaque génération a un grand pilote. Un gars talentueux qui travaille dur. Fangio [Juan Manuel, pilote argentin qui a été cinq fois champion de Formule 1 entre 1950 et 1958], je trouve qu’il avait tout. Il était vraiment complet. Cette époque était très difficile. Mais chaque génération a sa star, un gars qui sort de l'ordinaire. Sur le circuit, c’est facile de voir qui c’est parce que souvent, vous faites tout ce que vous pouvez et il est plus rapide que vous. Il a quelque chose de spécial: c’est un vrai champion.

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