TS: Il est 8h12. L’homme le plus sexy du magazine People est avec nous. Patrick Dempsey est passé de l’idole pour adolescentes au Dr McDreamy à 40 ans. Et maintenant il a un nouveau film intitulé Thanksgiving. Il joue le rôle du shérif d’une petite ville qui enquête sur une série de meurtres.
(extrait d’une scène)
TS: Oh cet accent est très naturel chez vous.
PD: Oui, c’était vraiment agréable de pouvoir faire ça. C’était vraiment super.
TS: Impressionnant. Nous allons parler du film dans un instant. Mais d’abord, nous devons savoir quel effet cela vous a fait quand vous avez reçu le coup de fil qui vous a appris que vous étiez l’homme le plus sexy.
PD: J’étais dans un avion. Je me rendais à la Fondation Clinton pour parler de la fondation que nous avons dans le Maine. J’ai pensé, ‘Qui m’appelle à 7h30 quand je suis dans un avion ?’ C’était mon attaché de presse et mon agent qui m’ont annoncé la nouvelle et j’ai ri, en disant, ‘Bon, pourquoi vous m’appelez vraiment ?’. Donc, ça a vraiment été une grande surprise et ça a été une expérience amusante. Je suis reconnaissant pour l’attention qu’on me porte.
TS: Vous utilisez ça pour mettre en lumière quelque chose de très spécial pour vous. Mais revenons sur votre parcours professionnel. Je me souviens quand vous avez joué dans Can’t Buy Me Love. Ensuite votre carrière a connu des passages à vide. Et puis, vous avez été McDreamy. Et maintenant, vous êtes l’homme le plus sexy. A 57 ans, c’est vraiment cool.
PD: À cet âge-ci, je suis très heureux. Évidemment, ça renforce la confiance en soi, car lorsqu’on atteint la cinquantaine, on pense que ces moments sont révolus. On change, notre corps change, nos priorités changent. Ça a été agréable. Tout le mérite revient à mon épouse, qui est une maquilleuse hors pair et qui m'a appris à prendre soin de ma peau. Merci à toi pour ça. Mes enfants me permettent de rester jeune et actif.
TS: Qu’est-ce que vos enfants pensent de tout ça ?
PD: Ils n’ont pas compris tout de suite. On a bien ri. Ils m’ont apporté leur soutien.
TS: J’ai entendu dire qu’ils ont demandé qui avait été vraiment élu.
PD: C’est une question de génération. Mais on a bien discuté.
TS: Comme je l’ai dit, ce titre fait parler de quelque chose qui vous tient vraiment à cœur. Votre mère est décédée d’un cancer des ovaires. Vous avez créé une fondation pour les personnes qui ont été touchées par le cancer. C’est quelque chose d’unique.
PD: Oui, ça s’appelle le Dempsey Center. On soutient les personnes qui ont été touchées par le cancer. On ne soigne pas la maladie, on s’occupe de la personne d’un point de vue holistique. C’est ce qu’on appelle les soins enveloppants. Les services que nous leur offrons surtout, ce sont des conseils que ce soit individuellement ou en groupe. Nous avons également un programme pour les jeunes pour que les enfants puissent parler dans un environnement protégé. Nous travaillons sur la diététique, le reiki, tout ce que nous pouvons faire pour donner de la force au patient et à sa famille. On prend soin aussi du personnel soignant, ce qui est très important. Diététique, prévention… De plus en plus de personnes guérissent du cancer de nos jours, parce qu’ils se sont fait dépister. Et donc nous parlons du fait de survivre au cancer. Et nous faisons tout cela gratuitement.
TS: Je trouve que le côté holistique des soins est souvent laissé de côté. On vous dit de prendre des médicaments et ce que vous devez faire. Mais on ne sent pas bien pour autant.
PD: Il y a une période intense où on s’occupe de la maladie mais ça ne vous guérit pas. C’est ce que nous voulons faire avec une approche compassionnelle. C’est extraordinaire. C’est la meilleure chose qui a résulté de Grey’s Anatomy. Ça m’a donné de la visibilité en tant que "médecin" et j’ai pu faire quelque chose de positif dans la ville où j’ai grandi. C’est ce qu’il y a de plus important. Cela devrait être la norme partout.
TS: Je suis sûre qu’il y a beaucoup d’endroits qui regardent ce que vous faites et adoptent de meilleures pratiques. Il n’y aucun rapport avec le film d’horreur dans lequel vous avez joué.
PD: Non, aucun.
TS: On n’avait pas imaginé vous voir dans un film gore. Qu’est-ce qui vous a amené dans un tel projet ?
PD: Mon fils adore ce genre de films. Il m’a dit, ‘Papa, tu dois faire un film comme ça. J’en ai parlé à mon agent et je lui ai dit, ‘Si quelque chose se présente, fais-le moi savoir. Ça m’intéresse’. On savait qu’il y allait avoir la grève quand ce projet s’est présenté. Eli Roth est un formidable réalisateur, un chouette type qui vient du Massachusetts, de la région de Boston. On a discuté. J’ai lu le scénario et je me suis dit que j’allais le faire. Je me suis beaucoup amusé. On a beaucoup ri. Ça a été une belle expérience.
TS: Vous incarnez le shérif. Êtes-vous le méchant de l’histoire ?
PD: Non je suis simplement le shérif. Je suis le shérif d’une petite ville. Un événement comme le Black Friday a lieu et beaucoup de choses malheureuses se produisent.
TS: Aimez-vous ce genre de films ?
PD: Je ne regarde pas ça, non. Je n’ai même pas vu celui-ci. Mais c’est amusant. C’est un moment amusant, plein de rebondissements. C’est sympa à regarder en groupe, quand on va au cinéma. C’est sympa pour une sortie entre adolescents. On passe un bon moment à hurler puis à rire et ensuite on panique à nouveau. On adore ça. Et puis, vous faites des cauchemars toute la semaine.
TS: Vous avez un autre film qui sort, Ferrari.
PD: Oui. C’est Michael Mann qui l’a réalisé et Adam Driver joue dedans. Ça va être incroyable. C’est une belle histoire. Ça parle de l’humanité qu’il y avait en Ferrari et de relation avec sa femme, à quel point c’était difficile de maintenir une relation d’affaires avec elle ainsi que sa relation avec sa maîtresse. Une période très compliquée pour eux. Mais les performances sont merveilleuses. Magnifiquement filmé. Et Michael Mann est fantastique.
TS: Etes-vous vraiment un pilote de courses ?
PD: Oui. Je fais des courses automobiles depuis de nombreuses années. Le Mans plusieurs fois, Daytona, Sebring. Et là, je reviens de Mexico où j’ai participé à la Carrera Panamerica avec Porsche. Ça a été un travail de rêve. Tourner en Italie, pouvoir piloter des voitures tout le temps, super bien manger et des personnes géniales.
TS: Vous êtes un homme aux multiples talents, Patrick Dempsey. Merci d’être venu.
PD: Merci de m’avoir invité.